Ah ah nouvelles fraîches !

 

Eh bien c'est vite fait.

Cet hiver il n'y a pas de fraîcheur donc pas de nouvelles fraîches non plus.

Bientôt, sur les catalogues, ce qui se nomme aujourd'hui "Randonnées raquettes" s'appellera demain "Randonnées hivernales". Mais les randonnées hivernales, c'est très plaisant, pas de pâtures à vaches à traverser ou à contourner, le terrain est libre. Pas plus de cultures ou de foin à ne pas aplatir, l'herbe est rase. Et puis la plupart du temps, les barbelés sont à terre, en prévision de quantités de neige... Donc pour cheminer , c'est juste l'idéal. En haut c'est blanc, en bas c'est vert. Sauf qu'en bas cette année, ça se situe vers 1300 mètres. Plus bas, les paquerettes devraient bientôt faire leur apparition, les arbres bourgeonnent et les oiseaux nous cassent déjà les oreilles. Pas de moustiques, pas de trop fortes chaleurs, l'idéal vous dis-je pour venir randonner !

Skier ? En fond ? Oui, bien sûr ! Quelques sites sont suffisamment enneigés dont le Risoux juste derrière chez moi, où je skie quasi sans interruption depuis mi novembre entre mes semaines de boulot, sur 10 à 15 cm de neige, jamais plus. C'est suffisant.

Et je travaille. Pour moins skier j'ai pris plus de travail cet hiver (oui parce que sinon je termine l'hiver avec les genoux en vrac et ne parviens pas à m'empêcher d'aller skier, donc autant bosser, je suis dehors...), donc j'enchaine les semaines d'itinérance et les journées de formation, sur le terrain tout de même. Hors de question d'aller m'enfermer dans un bureau. D'ailleurs comme il fait beaucoup trop chaud et humide cet hiver, je suis tombée malade et je me remets juste de deux semaines bien assez pénibles : marcher avec de la fièvre sous la flotte n'est pas la partie la plus agréable du métier. Puis bronches, gorge... Bref j'ai repris le ski seulement aujourd'hui après trois semaines d'interruption, 850 km dans les jambes pour ce début d'hiver, je ne désespère pas de voir tomber un mètre de neige.

À part ça, beaucoup de coups de vent, pas d'une violence extrême mais plus forts tout de même que ce que nous connaissons habituellement. Bref, il y a comme de l'eau dans le gaz, on ne sait plus comment s'habiller, le temps est tout détraqué... Depuis 1975 que Bois d'Amont n'avait pas connu un hiver aussi triste. Pluie, neige, pluige, pleige, et on recommence. Pas une gelée sous -10°C. Les lacs ont tout de même gelé et il fut possible de patiner, mais la glace a maintenant fondu. À temps perdu (mouarf, la blague !), j'avance doucement sur mes albums photos du voyage aux Amériques de 2018-2019. 11 500 photos ramenées, 3 livres d'environ 1500 photos chacun. Ça fait 4500, il a fallu faire du tri, des choix.

À plus.