Thrace Trace de quoi ? De transpiration sur le maillot ! La plaine de Thrace est la partie européenne de la Turquie. La frontière est passée en deux temps trois mouvements et c est important car c est là que nous avons les premiers contacts avec les habitants du pays et même si ce sont les policiers et les douaniers c est une première idée. Bref on les a trouvé super sympas. La frontière se situe dans les montagnes et nous avons encore sué pour l atteindre. De l autre côté une descente en travaux tout le long : la rage, pas pu en profiter !! Puis de nouveau la plaine et les champs de tournesols, ce que nous avions vu en Bulgarie n était qu un échantillon. Heureusement pour nous jusqu à Edirne nous avons eu le vent dans le dos : cool, enfin. Nous nous attendions à des chauffards, tout le monde le disait mais encore une fois on trouve qu il y avait bien pire en Italie. A Edirne, nous arrivons par hasard au centre ville au moment de la cérémonie d ouverture du festival de lutte traditionnelle. Il y a des fifres et des tambourins, du bruit et de la vie. Déjà le long de la route nous avions remarqué une grosse différence entre Bulgares et Turcs et ceci va en s accentuant encore. Icı ca bouge, c est vivant, on retrouve les séries de pouce en l air et les encouragements. A Edırne il y a une des plus importantes mosquée du pays, je sais, encore des bâtiments religieux. Maıs il y a une telle architecture qu on ne peut pas s empécher de rester bouche bée devant ces joyaux. Des coupoles gigantesques, des fresques en mosaiques magnifiques, des tapis doux et sans un pli, bref quelque part une certaine perfection. Et le rituel qui va avec. Lavage des pieds à la fontaine dans la cour centrale. Nous femmes et touristes sans foi ni loi avons accès à l intérieur, il faut juste mettre quelque chose sur les cheveux et une grande tunique qui est fournie à l entrée. De plus souvent l entrée est gratuite. Dans l après midi nous nous sommes rendus au stade avec nos vélos pour assister a la lutte. Comme c étaıt le début du festival c étaıt les enfants, trop marrants, teigneux pour certains et jenfoutistes pour les autres. En fait ils s enduisent complétement d huile comme sur la photo et du coup les prises sont difficiles. En sortant nous avons encore du poser pour un journaliste. Puis nous avons repris la route entre les tournesols .....
La plaine de Tharce n est pas plate, sur cent bornes on arrive à faire plus de 1000 m de dénivelée positive, que des petites bosses, les unes derrière les autres, bien tuantes, à chaque fois on repasse le petit plateau même avec le vent dans le dos, de plus le revêtement est très irrégulier et qu est ce qu on est bien sur nos vélos couchés au lieu de se taper le derrière sur une inconfortable selle ..... Ah au fait ! quelque chose à quoi nous pensions depuis un moment, nous n en avions encore pas eu : du goudron qui fond. Là on laisse des plumes parce que ça faıt de l adhérence et laisser des plumes dans le goudron c est pas top !! C était pas long et heureusement, impossible à éviter en passant sur le bord, dur. Les gens sont supers, les indications au bord des routes beaucoup moins. Pour arriver à Istambul nous avons décider d aller d abord au nord du détroit du Bosphore et de le longer jusqu à Sariyer, banlieue nord. C est que Istambul c est 26 millions d habitants avec la banlieue alors entrer et circuler là dedans nous effraie quelque peu, à tort probablement mais restons prudents et joignons l utile à l agréable. Nous n avons jamais trouvé la route pour aller au bord de la mer noire et nous sommes retrouvés à l intérieur des terres. De là avons du refaire une série de belles rampes pour rejoindre le bord du Bosphore mais malheureusement pas depuis le haut. Pas grave, nous sommes au terminus du bateau bus qui descend jusqu au centre d Istambul, de Constantinople, mieux : de BYZANCE. L employé me fait faire une démonstration de vélo couché sur le débarcadère et nous nous changeons dans son bureau. İl ira jusqu à nous proposer d aller nous doucher dans sa maison qui est tout près mais nous préfèrons aller manger un bon poisson dans un petit resto le long du détroit et flâner en attendant le bateau. Les vélos sont sous bonne garde de l employé, toujours le même !!! Une bonne bière et voici Michel qui a une pensée émue pour son père Louis, qui, il y a 63 ans en arrière, traversait lui aussi le Bosphore, pour rentrer de la guerre, de la Prusse orientale. La descente du Bosphore, en passant sous les deux ponts routiers immenses et la prise de conscience de la dimension de cette ville nous a laissé songeurs. C est démentiel.
Nous sommes à Istambul et c est vraiment Byzance alors j arrête là pour cette fois ci, de toutes façons je n arrive toujours pas à mettre de photos dans la galerie, vous en aurez la prochaine fois dans le blog. İstambul : le lien entre l Europe et l Asie. Notre arrivée le long du Bosphore fut un moment chargé d émotions, nous sommes en Asie, nous avons atteint l Asie en vélo, ca y est, et quelque part ce n est pas rien. Allez il y a tant de choses à découvrir ici que je suis obligée d abréger. Nous logeons à deux pas de la mosquée bleue et de celle de Sainte Sophie et au petit déjeuner sur la terrasse sur le toit comme c est la coutume ici, nous avons la mer de Marmara devant les yeux. Alors ? Elle est pas belle la vie ??? Hein ??? Istambul Istambul. On disait dans le précédent message que ça y est : on y est. Istambul, la porte de l Asie. Même si notre voyage pour une raison quelconque devait s arrêter là, ce serait déjà une pleine satisfaction. L arrivée au détroit du Bosphore, le bateau qui traverse cette bande entre Europe et Asie. La ville pendant des kilomètres avant d arriver à la ville proprement dite. C est énorme, énorme !! Les deux ponts, la cité, les voitures de chaque coté qu on distingue très bien : le détroit est étroit. L arrivée au coeur de cette mégapole, poussant nos vélos sur le trottoir de 10 mètres de large avant de nous lancer sur le boulevard. Les klaxons amicaux et les pouces en l air. İl y a de l euphorie à revendre. Les voitures s écartent bien même si nous serrons un peu les fesses, pour rien ! Sur toutes les collines de la ville, partout, des mosquées imposantes aux minarets élancés tendus vers le ciel. İl y a des mille et une nuits là dedans. Nous sommes dans le coup, très vite, pas le choix. A part nos petites affaires, lessive, hébergement etc... Istambul est a nous. Les yeux grands ouverts, nous sillonnons ruelles et bazars gigantesques. Aux bazar des épices, nul besoin de plan, on y va au nez, tellement ça sent bon. On y trouve de tout dans les bazars, de la robe de mariée a la robe de danse du ventre aux balais à la pince facom, aux tuyaux de douche, à la canne à pêche, aux vestes en cuir, aux faiences, à la vaisselle, aux casseroles, papeteries, bars et restaurants, mosquées et postes de police. J en passe et des meilleures, le tout sous un bazar couvert aux voutes ottomanes superbes et aux travées d époque, il faut lever le nez. C est l effervescence et la nonchalance en même temps, ça grouille dans le calme ! Pareils dans les quartiers : un pour les outils, un pour les casseroles, un pour les fournitures de bureau, on peut aller loin comme ça. Mais chaque quartier est à peu près gros comme mon village, quartier des appareils photos, quartier de l alimentaire. İl y a de la couleur à profusion, on flâne et on se laisse emmener par le courant, par les odeurs, par le ressenti et les sensations , on se perd et on se retrouve à la citerne basilique : un immense réservoir qui pourrait contenir une cathédrale mais qui contenait de l eau. Un plafond énorme soutenu par 360 piliers de marbre dont certains ont des méduses à leur base avec tête à l envers ou sur le côté pour conjurer le sort. Magique !! Sortis de la fraicheur de cette salle souterraine, nous nous rendons à Sainte Sophie ou à la mosquée Bleue : des joyaux. On comprend pourquoi il y a la queue. İl faut le voir pour le croire. Après cette partie historique et culturelle nous traversons le pont du Galata qui relie le quartier de la Corne d Or au reste de l Europe. Des dizaines de pêcheurs laissent pendre leur ligne dans l eau propre et bien bleue du Bosphore tandis que des joueurs de bridge, attablés à l étage inférieur fument tranquillement le narguilé , ces pipes a eau, objets de toute beauté. Le geste a une certaine élégance. Tour de Galata et quartier Galatasaray : la nouvelle ville. Le drapeau rouge et jaune nous rappelle les couleurs de ce célèbre club de foot. La ville nouvelle et notamment l artère qui la traverse, piétonne. pullule de monde et de boutiques. İcı ou la on devine une église, oui une église cachée derrière des centaines de boutiques, de cours et d arrières cours. C est la rue marchande sur laquelle paradoxalement circule je pense le plus vieux tramway de cette ville. Excellent. A certains endroits de la vieille ville on voit déboucher à toute allure un tram aux allures de TGV. Les petits métiers, cireurs de chaussures et autres font leurs affaires tandis que les tenanciers de kebabs aguichent la potentielle clientèle. On boit du thé à la pomme et on se demande si on est en Orient ou en Occident. Entre les deux me direz vous. La soir venu nous allons nous poser sur l esplanade entre les deux monuments phares de cette ville à regarder le son et lumière et buvant une bière et en regardant tourner et tourner et tourner encore un derviche dans sa robe blanche. Vous l aurez compris Istambul nous a rendus maboules. Nous avons arpenté la ville et ses collines faisant de ces quelques jours de repos des journées finalement harassantes mais ô combien merveilleuses. Nous n avons pas fini et m évertuer à tenter de mettre en mots ce que l on vit ne rime finalement pas à grand chose car il faut venir le vivre. Les Stambouliotes sont des gens calmes qui ne s énervent pas sur le klaxon et viennent discuter avec vous si vous mangez à leur terrasse ou dormez dans leur établissement : il y a le temps que la chaleur rallonge encore ... à l infini.
Et même le point bleu clignote au bon endroit, la trace laissée est fausse, celle qui est devant aussi mais ce n est pas grave et il y a des photos dans la galerie de la Bulgarie et de la Turquie. Alors bon voyage .... Marmara et Egee Bonjour. La fin de la visite et des déambulations dans İstambul s est terminée nickel chrome extra bleu ciel. J ai toutefois oublié de parler des loukoums et des appels à la prière qui rythment la journée et nous permet de laisser la montre à la chambre. J ai oublié aussi les dauphins qui suivaient le bateau dans le détroit du Bosphore. Je n ai pas dit non plus qu on a trouvé au bout du pont de Galata donc en plein centre un magasin de machines à traire eh oui, ce qui prouve bien que contrairement à Dubrovnik ou Venise, İstambul est une ville vivante, pas une ville musée et une ville complètement cosmopolite, on y entend toutes les langues on y voit toutes les couleurs de peau. Et puis j ai oublié les toits terrasses où l on resterait des heures à regarder aller et venir les navires qui entrent ou qui sortent de la mer de Marmara. C est d un bucolique tout ça !!! İl y en a 50 000 par an qui passent, ça fait du spectacle... İl y a aussi à Istambul des images un peu symbolique comme ces deux femmes couvertes de noir de la tête aux pieds et qui par dessus leur foulard islamique s étaient coiffées de deux cornes d escargot jaune pétant issus d une pub pour les téléphones portables. Comme quoi ...!!!
İstambul, on s est un peu arrachés. C est une ville si tu t y poses t es fini t y restes. C était trop bien. Nous avons ensuite renoué avec les côtes, la chaleur écrasante, n avons plus eu de mouches ni de goudron qui fond. Mais des crevaisons en pagaille, il faut dire que la végétation se résume maintenant à des épineux, une végétation basse de terre aride et sèche, alors forcément ... La mer de Marmara est loin d être aussi claire que l Adriatique ou la mer Noire. Mais les côtes sont belles toutes, celles de la route et celles de la mer !!! Nous avons notre lot d invitations à boire le thé ou à partager une pastèque, les pouces sont toujours en l air et une fois on nous a apporté un kebab et de l eau potable sur la plage, comme ça...
Et puis nous avons eu affaire aux forces de l ordre de ce pays : gendarmes et policiers. En fait on s est perdus. A une bifurcation il y a eu cafouillage, recafouillage, je ne sais pas, toujours est il que plus de Michel en vue et toujours personne plus d une heure après et plein de petites routes de campagne dans le secteur. Un jeune en scooter a fait l aller retour entre le dernier point ou on était ensemble et moi mais il n a pas vu Michel. Par contre il a vu une voiture de gendarmerie donc il leur a exposé le problème. Me voici donc avec autour de moi trois voitures de gendarmerie. Là je me dis qu on n est pas sortis de l auberge. Bon ils ont commencé par m offrir une pêche succulente. Puis ils m ont emmenée avec mon barda le vélo tout jusqu au centre de gendarmerie le plus proche, environ quarante bornes et ont lancé des appels en tous sens pour localiser Michel. Michel sans carte avait filé loin au terme prévu de notre étape, une ville de 54 000 habitants. Quelques heures plus tard, et pour moi moults thés et verres d eau après, Michel localisé par la police de ladite ville à quelques 40 kilomètres de moi. İl est déjà tard, il ne faut pas que je traine. Ah mais non, ils m emmènent en auto et l ambiance est franchement décontractée dans le véhicule même si je ne fais pas de zèle, je ne sais pas comment ça va se terminer, ils ne m ont demandé ni mes papiers ni même mon nom, juste mon prénom. En arrivant vers Michel, on trouve tout le monde hilare et ils nous offrent encore des prunes et le thé. İl est dix huit heures on leur explique qu il faut encore qu on trouve un endroit pour camper alors ils nous filent de l eau potable, nous proposent de nous doucher là et nous regardent partir. Pour un peu on aurait échanger nos adresses. D ailleurs il est arrive qu on grille les feux rouges sous leur nez, ils nous klaxonnent mais c est pour nous faire coucou, ils rigolent et nous aussi. Bon voilà pour l ambiance dans ce pays. On s y sent vraiment bien, on peut camper partout. Quand quelqu un nous voit il vient et la première chose est de nous indiquer ou il y a de l eau potable, une source en fait et de s inquièter de savoir si on a du pain et assez à manger. C est vraiment super et vu comme on en bave parfois ça fait du bien ces gens gentils. A part ça on a commencé à visiter quelques sites grecs, on ne vous fera pas un descriptif il y a des spécialistes pour ça. Nous sommes au bord de la mer Egée dans la ville de İzmir (ancienne Smyrne) ou il n y a pas grand chose à voir malgré la taille (2 330 000 habitants) Nous alternons intérieurs des terres et rivages avec visites culturelles et baignades. Nos journées sont très remplies. Aujourd hui nous avons traversé à défaut de le toucher le fleuve Pactole. Ce fleuve descend de la ville de SArdis, ou habitait le fameux Crésus. C était la capitale du royaume de Lydie en l an 560 avant JC. İl parait que ce fleuve charriait des pépites. La monnaie aurait été inventée ici... Nous on l a juste traversé, pas bien vite parce que ces jours il y a un vent a décorner les cocus et pas toujours à notre avantage évidemment.
Bien je mettrai des photos quand j aurai à dispo un ordi digne de ce nom. En attendant vous pouvez toujours imaginer l aridité des terres déboisées et ventées, le bleu turquoise qui ressort sur le calcaire des rivages Egéens, la blancheur du marbre des colonnes des temples de Zeus, de Dyonisos ou de Demeter, Nathalie qui fait les étapes dans les fourgons de gendarmerie et Michel qui mange des prunes au commissariat de police ou alors encore nous deux pédalant allègrement avec la mer en dessous. Bon,ce n est pas comme je veux mais il y a un peu de couleurs. J arrête avant de m énerver. Le point bleu quant à lui suit nickel en ce moment... Allez chao à vous. Sites antiques et début de l Anatolie.De l Anatolie hein ! Pas de la Nathalie ! Bon que dire ? Et par quoi commencer ? İl y aurait deux pages chaque jour à écrire. Nous avons donc traversé İzmir un peu vite mais il faisait si chaud et c était si peu intéressant ! 40 bornes de voie express obligatoire pour sortir et franchement ils sont plutôt cools au volant on ne s est jamais fait serrer. Les codes sont différents mais je doute qu ils soient plus dangereux. İls sont probablement plus logiques : tu peux passer tu passes si tu ne peux pas tu ne passes pas et rien à foutre des lignes blanches qui ne servent a rien. En tous cas s ils ne peuvent pas passer ils s arrêtent derrière nous et nous font signe quand ils nous dépassent avec le sourire s il vous plait. Au bord des routes comme en Bulgarie il y a des fontaines d eau potable et ça c est vraiment top parce qu on en fait une consommation importante. Certaines sont assez quelconques et d autres sont de vrais monuments. Nous avons de sérieuses chaleurs. Ce n est pas que du bonheur. Quand vers 11 heures le matin il fait déjà 43 degres c est dur très dur. Mais on s accroche, le moral le mental sont là et la santé aussi, la motivation toujours présente mais on se surveille de près en terme de santé hydratation, alimentation et récupération. Tout va bien nous ne prenons pas de poids mais ne sommes non plus pas maigres. Ca roule. Ce qui fout en l air c est par exemple : tu as 75 bornes dans les pattes il fait chaud, tu voudrais arriver en haut de cette bosse avant de te poser pour ne pas attaquer demain matin par une rampe et alors la pente se fait à dix pour cent et le goudron colle à tes pneus et ça t oblige à mettre pied à terre et à pousser le vélo. Tes godasses collent sur la route les pneus aussi et tu ne sais pas pour combien de temps il y en a. C est dur et dans ces moments là on arrive à chantonner dans la tête : sous le soleil exactement sous le soleil sous le soleil.... On a le moral je vous jure. Nous passons de la mer à la montagne comme de la ville à la campagne et cette alternance nous va bien. Dans les montagnes, il fait plus frais il y a moins de trafic c est plus calme mais les villes sont si vivantes... tout a son charme. La différence entre les modes de vie citadins et campagnards sont si énormes. A la campagne elles poussent les brouettes ou montent sur l âne, le tout chargé de bidons pour aller chercher l eau à la fontaine ou au bout du tuyau. A la ville l eau est tout juste consommable : mauvais gout : ils l achètent en bouteille. Un peu comme chez nous me direz vous sauf que nous avons l eau courante. A la campagne les ânes et les couleurs mais à la vılle les 407 et les tailleurs. Malgré toutes les différences et j en passe, il y a une constante dans tout ça : c est la gentillesse des gens. Nous nous arrêtons en ville : quelqu un arrive avec un plateau et deux thés ou un verre d eau. Nous nous arrêtons demander de l eau à la campagne, on nous propose là aussi thé et jus de fruit ou Coca. Certaines voitures stoppent et nous attendent pour nous donner de l eau fraiche. Tous ces gestes gratuits sont du baume au coeur, nous ne voulons rien de plus. İls ont tous le sourire ils sont curieux et intéresses, pas moqueurs. Nous sommes contents de voir arriver le propriétaire du champ ou nous nous installons car nous savons que ce sera encore une plaisante discussion. Je voudrais ne jamais oublier aucun de tous ces visages de gens mais je sais que c est impossible. Je n ose pas forcement les prendre en photo . Il y a des rencontres parfois si éphemères mais si marquantes. Comme cette paysanne à qui nous demandons de l eau, qui nous offre le thé avec cette simplicité et cette spontanéité. Visage rond et sain, yeux clairs et profonds, petite et courbée dans ses habits amples, elle nous ouvre sa maison. Elle nous laisse remplir nos bouteilles et récipients au jardin, elle est déjà partie avec un petit sac à dos en tissu mener son troupeau de chèvres. Visage éclatant. Le lendemain matin nous sommes réveillés par des gens qui viennent cueillir le tabac. Nous sommes sous la tente et dès que nous nous montrons, ils nous proposent le thé. İl faut dire qu ils amènent tout le nécessaire et le service complet dans les champs mais on se régale et ce sont des moments qui resteront. Dans les vallées qui sont grandes et immenses comme des vallées en Turquie par exemple, il y a des cultures. İl y a des champs et des champs de tomates et des camions de tomates dans lesquels j aimerais me jeter et mordre au hasard à belles dents !! Quand ce ne sont pas des tomates ce sont des pêches ou des pastèques. Le tabac est petit par rapport à ce que je connaissais. İl mesure soixante centimètres de haut. Jusqu à il y a quelques années en arrière, il y avait beaucoup de cultures de coton mais maintenant ça change car il n y a plus assez d eau et le coton demande beaucoup d eau, alors ils passent aux tomates par exemple. Le problème c est aussi qu il y a beaucoup d usines textiles enfin bref vous avez compris le schéma: le manque d eau va avoir de fâcheuses conséquences sur beaucoup de choses. Quel avenir ? İl y a beaucoup de coopératives pour le lait et les légumes aussi. Un peu plus haut en altitude ce sont des oliviers et des chênes. Les paysages traversés sont très divers. Nous avons vu notre premier 'salar'. Nous sommes maintenant très à l intérieur des terres vers de grands lacs entourés de montagnes assez hautes et très arides très dénudées. Mais c est immense et c est beau. On en prend plein les yeux. Même si c est plus difficile nous préférons passer assez haut et essayons de rester plus haut que mille mètres pour avoir au moins des nuits fraiches et que ça reste supportable la journée.  Un petit mot encore sur les sites antiques de ce pays qui sont concentrés dans l Ouest. Nous en avons visité quatre et n en visiterons pas plus. Ca vaut vraiment le détour. Nous avons vu Pergame Aphrodisias Hierapolis et Ephèse. İls sont tous très différents les uns des autres de par ce qu il y reste et de par aussi leur configuration sur le terrain : montagne ou colline ou bord de mer. C est assez impressionnant quand même de voir la finesse et la quantité des sculptures. Ces villes devaient être de vrais bijoux. Et tout de suite j imagine des gens de l époque déambuler dans les rues pavées de marbre entre les colonnes. Je les vois qui vont aux latrines ou aux thermes et je fais abstraction de cette masse de touristes : oui oui j y arrive et du coup ça prend une autre dimension. En fait je mets un costume à chacun et ça marche !!! Pamukkale est un site complètement à part : c est un site naturel unique et extraordinaire ou fut bâtie la cité grecque de Hiérapolis. Des bassins formes par le dépôt du calcaire : ceci à cause de l eau qui sort chaude de la terre. Sur une superficie très importante ces espèces de cascades pétrifiées et ces bassins de travertin font un paysage assez étrange et étincelant dans lequel il y a obligation de se déchausser pour ne pas abimer. De loin on croirait un glacier. On peut se baigner dans certains bassins mais pas tous et heureusement car l accès est limité pour ne pas bousiller au reste cette merveille de la nature. La Turquie est un très grand pays mais jusqu à maintenant chaque jour amène son lot de belles choses et nous nous y sentons vraiment très bien. Ce que permet le fait de se déplacer à vélo n a pas d égal. Nous choisissons jour après jour si ville ou campagne si vallée ou montagne et alternons avec plaisir. Nous nous dirigeons maintenant vers Konya que nous atteindrons dans quelques jours par ces grands lacs aux eaux turquoises et ces paysages si remplis de lumière qu ils nous fatiguent les yeux. Voila. Finalement une fois devant le clavier il y a des choses à dire. Je n arrive pas à charger les photos dans la galerie depuis ici. Comme d habitude il faut que je fasse deux ou trois établissements avant d y parvenir alors merci pour votre compréhension. Chao a vous. Lacs centraux, Konya, Taurus et Mediterrannee.Bonjour a vous. Si je tenais ceux qui ont affirmé que la Terre est ronde ou plate d ailleurs, je les étranglerais volontiers !!! Quelle abbération !!! Mais non, en fait si ce n est pas au moins vallonné on risquerait de s ennuyer. Eh bien on ne s ennuie pas !!! Bon, les grands lacs de l intérieur . Egirdir et Bevsehir sont des petites merveilles que l homme n a pas encore trop touchées. Pas de bâtiments ni de villes hideuses en périphérie. En fait une très faible densité humaine. Paysage très grand, très beaux, très plaisants à traverser, des airs de grands larges, on chante en roulant le nez dans les nuages, enfin au ciel parce que pour les nuages c est raté.
Tout ça pour se rendre a Konya pour voir le musée de Mevlana qui était un philosophe à l origine du soufisme et donc des derviches tourneurs. Alors on en pense ce qu on veut mais quand je vois ces femmes à moitié en pamoison devant sa tombe ça me fait plutôt pitié qu autre chose. Je ne suis pas fanatique de toutes ces choses c est vrai et il m est donc difficile d avoir une opinion mitigée mais les larmes aux yeux de certaines et l attitude de certaines autres pour un type mort il y a 800 ans ça me laisse froide. Ce sont les pires conservateurs de Turquie et l ambiance n est pas la même dans cette ville. Bon le bâtiment est beau et les faiences du 'clocher' (!!) brillent au dessus des toits. A Konya pas grand chose d autre à part que je me suis pesée et là c est un peu la surprise : j ai perdu environs 7 kilos et c est pas le muscle qui est parti à mon avis. Finalement un voyage en vélo par fortes chaleurs c est un régime efficace et peu cher .... Ceci dit si j avais été malade on se ferait du soucis mais il n en est rien, nous som mes tout simplement très affutés et c est aussi ce qui nous permet de faire ce qu on fait sans trop laisser de plumes. Et j en profite pour venir un coup sur la notion de voyage lent. On roule tous les jours quelque chose comme 70 bornes, c est beaucoup vu les conditions, ce n est pas lent. Ce qui peut être considéré comme lent en revanche c est le fait qu on fait de multiples détours pour aller voir telle ou telle chose . et sur ce coup là on n est pas fainéants !!! İl y a 7500 bornes et des brouettes au compteur et autant de belles choses et de charmantes personnes rencontrées sur notre route. Et le long de ce voyage et particulièrement dans ce pays on mange uniquement des fruits de saison, on se régale de pêches, de raisin, de tomates, Michel de concombres et moi de bananes !!!! D ailleurs en parlant de bananes on est en ce moment en pleine zone bananière et on s est fait stopper il y a quelques jours par des gens qui tournaient des images sur la région pour une pub. Alors film et interview tout le tra la la et là où c est marrant c est qu il y en a un qui finit par nous glisser deux bananes : il faut les manger devant la caméra et dire qu elles sont bonnes ..... Ceux qui me connaissent un peu comprendront que je ne peux accepter ce genre de choses : ils sont mal tombés les pauvres, les bananes me rendent malades, je n en mange pas et ai décliné en m esclaffant. Michel en a mange deux pour le coup. On est connus dans la région parce qu une autre fois on s est fait stopper encore par des journalistes et il y a eu un article dans un journal alors je vous raconte pas les coups de klaxon et les pouces en l air et les hello hello et tout et tout et 'tchaille tchaille' pour aller prendre un thé au passage. Bien, à côté de ça on a traversé des terres à la très très faible densité humaine, et en plein coeur des Taurus il faut prévoir les ravitaillements en nourriture sans se rater mais quel régal pour les yeux et pour le coeur. Les gens certes peu nombreux n en sont que plus intéresses et gentils et hospitaliers et de service et tout ce qu on veut. Et puis on a été projetés au Kirghyzistan subitement lorsque nous avons frôlé les deux mille mètres d altitude, là où il n y a plus d arbre, là où la terre est aride et balayée par le vent, là où seuls vivent quelques familles avec des petits troupeaux dans des enclos faits de branchages. Quel contraste en quelques jours. Puis nous avons rejoins la mer par des routes pendues au dessus du vide dans des gorges immenses au bord de précipices sans fond. Je suis allée jusqu à rouler à gauche sur la route étroite parce que sans barrière ni garde fou ni parapet c était assez impressionnant mais beau, beau .... Les Monts Taurus par les petites routes nous laisseront un souvenir de monde brut de décoffrage, taillé à la hache et sans retouche. C est grandiose. On pensait rejoindre une région touristique : la côte méditerrannéenne mais ce sont des touristes turcs et encore... ce n est pas la foule loin de là. Le tronçon que nous avons choisi est le plus déchiqueté, le plus difficile, le plus inaccessible : la route a été faite seulement dans les années 60 et il faut voir où elle passe. En auto 300 bornes demandent 8 heures et en vélo pour nous 4 jours : ok on a perdu. A la sortie d Alanya on trouve sur 15 bornes les derniers fastes d une société consommatrice à mort comme Utopia World par exemple. J explique : un complexe hôtelier énorme bâti sur une colline surplombant la mer. Le complexe est lui même entouré de murailles avec crénaux et tout comme un château fort. De ce complexe situé en hauteur un premier ascenseur creusé dans la roche conduit les pensionnaires huppés à un tapis qui passe au dessus de la nationale et dont le pilier est un second ascenseur qui descend sur une plage de galets (!!!) ou a été construit un ponton en bois pour que les pieds de ces clients précieux ne s abiment pas. C est hallucinant. Nous observons tout ça planqués dans une plantation de bananes, nous avons la plage de sable a 25 m et de l ombre et de l eau et un campement de paradis ce soir. Et on rigole, on s est même moqués un peu : deux mondes quand même, nous sommes bien dans le notre mais quand on voit comme l homme est capable de défigurer un beau site pour satisfaire ces bourgeois ça mettrait presque furax : le bonheur ne peut il pas être dans les choses simples ?
Le long de la côte là où nous sommes, heureusement, plus rien de tout ça. Seulement des Turcs des vrais avec des culottes bouffantes et qui se déplacent sur leur pétoire et sans casque et qui nous font signe et nous encouragent. C est ça qu on veut, ça qu on est venus chercher. La nationale 400 est en fait une petite route parsemée de rampes démoniaques que t y crois pas et que tu te demandes comment tu fais pour passer sur le vélo et ou tu vas puiser cette énergie qui te fait avancer, et parsemée disais-je aussi de tronçons tailles dans la falaise au dessus de la mer bleue, bleue, bleue à en pleurer. Alors de bosses en descentes scabreuses à négocier lentement on trace notre chemin, on laisse notre sueur et ..... on boit du Coca !!!! Je sais : honte a nous !!! Mais venez à notre place et on verra ce que vous boirez pour vous donner du coeur à l ouvrage et vous désaltérer. Promis dès qu on rentre en France on arrête !!! Bon c est vraiment trop beau. Comme on se lève à 5 h 30 pour rouler soi disant avant la grosse chaleur eh bien l après midi on va se plonger enfin dans cette eau qui nous fait baver quand on la voit depuis nos montures ... ou alors on répare les vélos. Pas plus tard qu hier j ai pété deux rayons sur ma roue arriere cote cassette pignons evidemment ce qui oblige a démontage. Après une réparation de fortune on est allés se mettre à l ombre dans une station service pour réparer ( j ai aussi crevé du pneu avant hier, ma roue a une pneuminfuite, il y a des jours comme ça, c est pas la mort juste pas de bol). İmpossible de démonter la cassette trop serrée : voila Michel parti en stop chez un réparateur cycles mais ça ne va jamais comme on veut : il est revenu quatre heures plus tard après avoir fait pas mal de moto avec ma roue à sa main, un peu d auto, rencontré des profs et d autres personnes, fait 40 bornes et refait les bosses du matin, tout ça pour quand même ramener une roue avec des rayons remplacés ( on en avait ) et une roue parfaitement équilibrée. İci on a toujours tout ce qu on veut et il y a toujours quelqu un pour aider : on passe de mains en mains et on arrive au but, il faut se laisser guider. Nous ne sommes encore jamais tombés sur une personne malhonnête, malveillante ou intéressée. Et ça c est beau. Bien nous allons vous laisser, sans photo encore mais vous avez remarqué que je finis toujours par y arriver : c est juste un décalage. Depuis ici je ne peux même pas transférer sur les clefs usb alors laisse béton pour le reste. De la musique fort agréable couvre un peu le bruit des vagues, un petit vent presque frais fait voler les cheveux (il va falloir que je refasse couper ) et derrière les palmiers il y à la mer : il y a des endroits plus pénibles pour passer l après midi. Et demain nous remonterons sur nos vélos et nous regarderons avec étonnement vers huit heures du mat les gouttes de sueur translucides perler sur nos jambes bronzées et musclées..... ( oh quoi on a bien le droit de dire ça non ?? )
Chao a vous. Et voila les photos ça marche donc dans la galerie aussi probablement !! Steppe et Cappadoce. Bonjour a vous, A quoi on pense quand on pédale ? Hein ? A quoi on peut bien penser ? Parce qu on a du temps pour penser !!! Eh bien on pense déjà à ce qu on est en train de faire c est à dire qu on essaie quand même de garder une certaine vigilance par rapport à l état de la route et aux voitures et camions qui arrivent derrière ou en face. Et puis on regarde le compteur de temps en temps, plus ou moins souvent ça dépend si ça monte, si c est dur, si on trouve le temps long. On pense aux courses qu il va falloir faire et à ce qui va se passer dans les prochaines heures ou plus rarement les prochains jours. On pense beaucoup à la famille et aux amis, aux connaissances, aux copains et copines. On repense à certains moments passés ensemble. On pense à tous ces gens qui depuis le début de ce périple n arrêtent pas d être gentils et sympas avec nous. On repense à ceux qui nous ont ouvert leur porte ou offert un thé. On gamberge un peu aussi parfois. Et puis on chante. Et on lève le bras pour répondre aux signes que nous font les gens dans les villages, dans les champ s, dans les bagnoles. Cı dessus en photo une famille avec qui on a mangé un soir, sous leur tente. C est un bucheron Alevi comme il y en a beaucoup, nous avons mangé des crêpes de 60 cm de diamètre avec des légumes et des salades. On a regardé notre petit album photo, ils ont trouvé que je ressemble beaucoup à ma mère. On a passé un super moment dans une simplicité extraordinaire. Et puis il y a eu le fermier chez qui on a dormi à la belle qui nous a apporté un tapis, du pain et des pommes. Le lendemain matin il est venu voir si tout s était bien passé, si le chien (un énorme kangal) nous avait bien gardés....
Et heureusement qu il y a tout ça parce qu on en a bavé quelque peu ces derniers temps. D abord sur la côte où la chaleur nous a un peu abattus et puis à Mut (prononcer Mouthe) où on n a jamais eu aussi chaud. Si chaud qu on a pris une chambre avec la clim et qu on s est octroyé un moment de repos qui devenait indispensable. Puis on se rejouissait des étapes de plat à venir mais nous avons du affronter un vent terrible sur les plateaux. Un ve nt que rien n arrête, pas de relief. Et rien : pas de village, quelques hameaux tous les dix kilomètres. Un vent tellement puissant que j ai traversé la route sans m en rendre compte et surtout sans rien maitriser. Quelques centaines de mètres plus loin Michel est tombé, déséquilibré par ce foutu vent. A cinq à l heure on ne se fait pas mal. Nous avons fini par faire un bout a pied , on ne sait pas trop qui tenait l autre de nous ou le vélo.İl y a des passages dont on se souviendra, celui là c était après quarante et un kilomètre de montée .... Trois jours à plat, comme ça, contre le vent qui rend fou, qui décourage, qui nous ferait presque pleurer tellement on est impuissant. Le vent qui siffle dans le casque et qui ne couche même pas l herbe qui est bien de trop rase. Un vent démoniaque. On se dit que heureusement qu on est en vélo couché. On est entre 10 et 15 à l heure, on avance quand même mais c est dur dans la tête. Et pourquoi on fait ça, mais pourquoi on fait ça ? Les paysages sont immenses, tantôt la steppe tantôt des hectares et des hectares de terre labourée, la poussière ... La Beauce est un bien petit terrain de foot .... Des lignes droites qui durent des journées entières, à perte de vue, le macadam, les poteaux électriques, le fil, et le vent .... Des lignes droites de 45 kilomètres de long .... c est long !!! Bon fini de se plaindre on a survécu mais on y a laisse un peu d énergie. Et quand on en bave comme ça et qu on s use un peu ça a vite fait de faire des étincelles. Pas bon il faut se serrer les coudes. D ailleurs on est bien conscients que tout seul ce serait l enfer et qu il fait bon, très bon être deux dans ces moments là. Heureusement, après avoir visité quelques caravansérails qui nous ont rappelé des aventures antérieures, nous avons enfin atteint la Cappadoce. Et le vent s est calmé. Et là c est du bonheur. C est des meringues ou de la crème fouettée, ce sont des cheminées de fées et des formes très spectaculaires, des cités souterraines ou troglodytes toutes différentes et toutes fascinantes. La Cappadoce est un grand plateau à 1300 m d altitude dans lequel des vallées ont été creusées, ceci étant du à une géologie un peu spéciale, certaines couches de roches étant plus dures que d autres. Quand on est sur le plateau on ne voit pas les vallées, il faut arriver dedans ou plutot au bord pour qu elles s offrent à nos yeux ébahis. Et là franchement c est du gateau. Nous nous promenons depuis quelques jours dans ces vallées fantastiques, les 1001 nuits, ali Baba, les Schtroumpfs, tout y passe, je vous laisse découvrir les photos dans la galerie. Elles ne montrent que peu des choses que l on voit : ce n est pas évident de rendre la réalite sur une image. Mais on s éclate et nous avons déjà oublié les moments difficiles. La Cappadoce c est à la fois vaste et petit. Du haut on a l impression que c est vaste, un grand plateau mais en fait les vallées se parcourent assez rapidement et permettent de découvrir à chaque virage un paysage différent et époustoufflant. Nous sommes ravis d être ici et d y avoir passé quelques jours. Nous allons reprendre la ro ute, voir encore quelques sites de cette région et filer alors toujours plus à l est. La Cappadoce c est aussi un peu la 'frontiere' entre l est et l ouest de la Turquie. C était un peu une étape, un but, comme l avait été Istambul. Nous sommes contents d être arrivés là et après ces quelques jours de repos la motivation est intacte.
Je m empresse de finir car du monde attend l ordinateur. Tout va bien. L accueil est toujours aussi sympa. Nous repartirons de cette region reposés apres ces trois jours de randonnée à pied. Chao à vous. Cappadoce et Kahta,Bonjour. C est ici une brève mise à jour. La fin de notre séjour en Cappadoce s est bien déroulé et nous sommes repartis très vaillants, passant allègrement les bosses avec ma foi bien du coeur à l ouvrage. L hospitalité est de pire en pire dans le mieux et on ne peut plus s arrêter dans un village sans qu on apporte des quantités de victuailles que nous ne pouvons même pas toutes ingurgiter. Sans compter les invitations dans les intérieurs pauvres ou riches, modestes ou luxueux, vieux ou tapissés de partout. Comme ça on aura un bon échantillon de l habitat de cette région. Nous sommes donc repartis en direction du sud est, Elbistan, Golbasi, etc. Quelques cols à passer, quelques belles descentes aussi. Les premiers jours la chaleur fut supportable, on pouvait même rouler sans problème en journée ce qui nous a évité quelques levers trop matinaux. Mais nous avions parlé trop vite : c est une canicule particulière qui s abat sur le pays depuis trois jours, avec alerte orange et tout le tra la la. Comme nous sommes encore très au sud je vous laisse imaginer ce que ça peut donner ... Résultat : Michel a commencé à se sentir un peu malade des intestins qui partent en flotte et dans ces cas là on faiblit vite. On a une pharmacie alors on l utilise mais comment être surs que ce ne soit que du à la chaleur. Ce n est pas de la vraie tourista. Après deux jours ou il ne fait que vingt à trente kilomètres on arrive à Kahta et c est bien le cas de le dire. Nous sommes partis à 6 heures ce matin mais à sept c est déjà intenable. Nous nous dirigeons de suite à l hôtel climatisé et ensuite à l hosto ( car les soins y sont gratuits) afin qu il voit un toubib qui lui file des antibiotiques tout simplement. Pour ma part j ai eu de sérieux coups de pompe aussi mais pas de problème à proprement parlé. Voila. Ca devait arriver, c est pénible. On est coincés par la chaleur, il faudrait se barrer de là mais on ne peut pas rouler. Conclusion : demain nous prendrons un bus pour rallier le mont Nemrut dont je vous posterai quelques photos dans la galerie, ce qui nous mettra à 2000 m d altitude et 100 bornes plus haut en latitude en y espérant un peu de fraicheur. Nous nous remettons donc de nos émotions sous la clim. Michel va déjà beaucoup mieux. Ca fait partie du voyage, on gère au jour le jour et on a du modifier notre itinéraire une centième fois mais il n en sera que mieux bien sûr !!! Et la prochaine fois des photos du Mont Nemrut et les fameuses têtes..... Mont Nemrut, Euphrate, Monts Kackar.Bonjour, Nous sommes le 30 Août, Toujours sur la route, Malgré les joies et malgré les doutes, Et depuis longtemps sans pâté en croûte.... Et tout d abord des nouvelles du grand : il va bien, il s est remis très vite. Nous sommes partis dans un minibus de Kahta après bien des maux pour charger dedans tout notre barda. En compagnie de quatre autres touristes. Le but pour eux est de visiter les sites avoisinants et de finir par le mont Nemrut. Pour nous c est une des solutions pour voir aussi ce qu il y a à voir mais surtout pour monter en haut de cette montagne sans exploser pour pouvoir basculer de l autre côté et nous éviter ainsi un long détour sous le cagnard et espérer trouver de l autre côté une fraicheur relative. Le minibus nous pose au parking, nous déchargeons bagages et vélos et remontons ces derniers sous l oeil surpris des autochtones. Ils ont fait le voyage en kit les vélos... Et c est là que commence l expédition Nemrut. En fait il reste un kilomètre à faire à pied, en montant des ... escaliers de pierres dans la montagne !! Avec notre chargement c est presque titanesque. On pousse, on sue, on porte, on décharge et pour finir on se fait aider par une bande de jeunes tout contents de participer à notre truc de fous. Nous sommes en haut et immortalisons le moment avec les jeunes. Et ca nous rappelle le passage du col du Mont Cenis ouh la la comme c est loin déjà tout ça. Alors c est quoi ce mont Nemrut ? C est un gros tas de cailloux a 2150 m d altitude ou un roi mégalomane de l époque pré romaine fit tailler deux plates formes dans la roche pour y installer des statues colossales de lui même et de dieux qu il considérait comme sa famille. Entre les 2, il fit élever un pic artificiel de 50 m de haut de rocs concasses. Des séismes ont décapité les statues, les corps se tiennent en rang et leur tête gisent à leurs pieds. On monte aussi au Nemrut pour le panorama eh bien ce jour là et à cause de la poussière c était un point de vue ... Certains me comprendront et les autres .... cherchez un peu.... point de vue !!! Ce soir là nous avons dormi au sommet à la belle, à la fraiche et encore pas de chance on a pris la flotte qu on n avait pas vue depuis la Bulgarie !!! Pas beaucoup mais quand même... Prochaine étape : la mer noire. Rejoindre Malatya fut éprouvant : mauvaises routes, montagnes russes, villages très reculés, complètement paumés, atmosphère bizarre, on n est pas vraiment à l aise, il y a de la poussière, le ciel est nuageux. Nous traversons ensuite des paysages complètement déprimants, rien que de la terre labourée, des collines, le fil et les poteaux électriques, fidèles compagnons, et la route, le vent qui soulève la poussière. Après un super pique nique au bord de l asphalte les pieds dans les piquants on se pose dans une station vraiment service, perdue et isolée, rase campagne. On met alors à notre dispo un petit local, une douche des toilettes, de l eau, chaises et tables et agréable compagnie. Thé et repas ...Merci Mustafa et Hassan.... Oh Merci pour ce réconfort. Et encore des Alevis .... İl faut faire la distinction entre kurdes et Turcs, qui sont deux peuples différents et aussi entre sunnites et Alevis qui sont deux confessions différentes. Il y a des turcs sunnites, des turcs alevis, des kurdes sunnites et des kurdes alevis. Les alevis sont presque tous enseignants et ont un niveau d érudition qui n a rien à voir avec les autres : c est parce qu ils lisent beaucoup m a t on dit. İls sont très progressistes, ne se disent pas musulmans mais Hommes du monde. C est un plaisir que d avoir affaire à eux. Le lendemain encore une morne journée grise et poussièreuse et des grosses bosses sur des routes très rugueuses. On s use, on le sent bien, il y a de la saturation dans l air même si pour l instant chacun se tait parce que ca ne sert à rien de se plaindre. Puis on arrive dans les gorges de l Euphrate, j en ai rêvé, le nom est magique, comme Tigre, Bramapouthre, Indus, Amour, Volga et d autres. Mais l Euphrate est comme l air : chargé de poussière, un fleuve de boue au fond de gorges impressionnantes. La dimension des éléments n est plus humaine pour des cyclistes, il n y a rien, il n y a personne d autre que les militaires qui gardent les rares ponts qui enjambent le fleuve. C est pour nous à chaque fois cependant l occasion de discuter cinq minutes, de boire le thé si gentiment offert. Une auto toutes les heures. Et une zone où, on le sait, subsistent quelques soucis entre Kurdes et Turcs. Les militaires sont extrèmement prévenants, nous proposent à manger, sont souriants... Le terrain pour nous : trois kilomètres de bosse à 10 % suivis de deux kilomètres de descente à 15 % où on freine sans cesse au bord des précipices sans parapet et on reprend au départ, on répète le petit jeu, 6, 7 fois et toujours la poussière et toujours rien et toujours personne. Le moral est au plus bas. İl faut s accrocher, on n est pas sortis, il reste 200 bornes.... Tout un programme !!! O surprise, à Kemalye on nous fait decouvrir un canyon gigantesque, sur l Euphrate. On pose les bagages vers les militaires qui gardent le pont (ils ne sont là que pour ça) et on va visiter en aller retour et en vélo ces 16 kilomètres de piste dont la moitié est en tunnels, le tout taillé dans la falaise : impressionnant. Ca nous remonte un peu le moral avant d attaquer le col suivant. Mais le lendemain ca recommence : c est une histoire sans fin et même si les paysages traversés sont grandioses on a du mal à comprendre où on est et ce qu on fait là. Il fait bon être deux. On met pied à terre dans les rampes, c est trop dur. On rejoint enfin l Euphrate avec sur sa rive ...... la voie ferrée. 11 kilomètres et une heure et quart plus loin nous sommes confortablement installés dans un wagon direction Erzincan 116 bornes plus loin. Le tracé de la ligne est une petite merveille, on passe dans les gorges et les canyons alors que la route contourne et évite ces endroits de fous. Les lignes ont été construites par les Allemands qui étaient payés au kilomètre, elles passent toutes dans des endroits fabuleux, faisant les pires zigs et les pires zags sur la carte. Visite touristique ... A Erzincan le ciel est noir et ça souffle mais fini la poussière. Nous nous attaquons à la traversée des Monts Kackar, barrière terrible avant la mer noire. Nous avons retrouvé le moral et des pentes que nous négocions sur le vélo sans problème. Tout roule jusqu à ce qu on se retrouve dans un fond de vallée sur une piste à pousser le vélo pendant 4 kilomètres pour passer un col a 2300 m. En haut il y a une bifurcation mais aussi l orage, on descend au hasard : mauvaise direction et au lieu d aller droit sur Trabzon en passant au monastère de Sumela (but de notre passage dans ce coin), on se retrouve à 30 bornes de Trabzon et à 100 du monastère. L atmosphère est presque tropicale, on a descendu des kilomètres et des kilomètres de chemin de bois, Michel a crevé. On a traversé des villages où on ne s arrête surtout pas, les regards sont vides de tout, on a l impression d être chez les dégénérés, excusez moi, aucune expression, à part parfois de la peur. Dans ces endroits hyper reculés, on est en droit de se demander s ils ne se reproduisent pas entre eux ... Certains gamins sont limites agressifs, on file, on descend, on prendra des photos une autre fois .... Descendre, descendre. Des à pic, la piste vertigineuse, c est Indiana Jones, l heure qui tourne, c est irréel, et beau en même temps...
Nous sommes à Trabzon, à l hôtel, nous sommes bien et le moral est au beau fixe. Demain nous irons en minibus visiter le monastère de Sumela avant de rejoindre Trabzon et de retraverser ces pittoresques Monts Kackar par une plus grande route. La carte IGN dans cette partie du pays n est pas très fiable, d où les soucis, et pas d indication sur les pistes qui devraient être des routes. Ces endroits nous ont laissé une impression de 'trop grand, trop fort', on se sentait oppressés, le gigantisme des éléments, trop vulnérables aussi peut être. On a été vigilants. Ce qui est sûr c est qu on a vraiment une santé de fer, Michel a bien récupéré. Et ce qu il faut noter c est qu à chaque fois, on est tombés sur des gens supers. On s arrête en catastrophe parce qu il pleut à verse dans un abri de jardin chez un privé et celui ci arrive en nous tendant la main et nous souhaitant la bienvenue et c est comme ça 9 fois sur 10. Il n y a qu au fin fond de ces montagnes déchiquetées avec des vallées comme des gouffres qu on s est sentis mal à l aise même s il n y a rien eu de vraiment concret. Des impressions bizarres ressenties au même moment par nous deux. Ce qu on retiendra de cette remontée vers le nord, c est cette démesure, ces plateaux interminables, ces collines sans fin, ces gorges immenses, ce paysage ou l on se sent vraiment trop petits et ce vide, ce blême, ce livide dans certains regards. Nous sommes des extra terrestres, certains vont même jusqu à reculer à notre approche. Même si on a des engins bizarres on n en a pas moins deux bras et deux jambes ... Des regards ou sont mêlés l ignorance, la pauvreté, la peur. Des pauvres gens dans tous les sens du terme : éteints. Je ne savais pas que la Turquie renfermait au coeur de ses terres une nature aussi rude, aussi dure et des gens qui y vivent.... Je ne pourrais pas. Pas étonnant qu ils soient à moitié fou pour certains. On est passe au plus profond des montagnes et des vallées, ca me laisse vraiment une forte impression. Tout ça à quelques dizaines de kilomètres de l effervescence de villes ou bien sûr, la nuit tombée, clignotent les enseignes de McDo, Fanta et Coca, et ou les ' Natacha' venues de Georgie et de Russıe tentent de vendre leurs charmes comme elles peuvent. Peu de femmes portent le foulard ici, c est plutôt décontracté. İl y a des ordures partout, pas grand chose d entretenu, tout est en travaux, la frénésie du béton. Nous sommes à l Est, nous sommes en voyage et nous n avons pour le moment pas du tout envie de rentrer. Voila les nouvelles du jour. Pour nos visas iraniens ça suit son cours, nous aurons les fameux numéros du ministère des affaires étrangères de TEHERAN dans la semaine. Resteront à faire alors les démarches à Erzurum où nous serons dans une semaine. Alors pourquoi ne pas avoir shunté ces parties difficiles ? Parce qu on ne savait pas que ce serait comme ça. Parce que si à chaque fois que c est trop long, trop dur ou trop moche on shunte ... je ne sais pas, il me semble que ça fait partie du périple. On a vu des choses, et quelque part on se dit qu on a vraiment de la chance d avoir la santé, le moral et la possibilité de traverser tout ça à la force des cuisses : on n a pas le droit de se plaindre, c est notre choix et ce sont des grands moments qui rempliront le carnet de souvenirs .... A la prochaine..... De Sumela a Erzurum via Kars.Bonjour, On avait oublié combien il est pénible d attendre pendant 3 heures qu un minibus démarre même si la conversation avec un couple de touristes saoudiens fut très riche et intéressante, on avait oublié le plus que mauvais son de la musique à fond dans les transports en commun, on avait oublié qu il fallait bien fixer toutes les règles du jeu lors de la négociation du prix, on avait oublié comment c était de se poser le derrière dans un véhicule pour se faire emmener, moutons parmi d autres, sur des sites touristiques où l on nous regarde arriver non pas avec nos vélos mais avec nos portes monnaie. On a retrouvé ça subitement pour la visite du monastère de Sumela qui , à notre avis, est un bel attrape nigauds. Certes le monastère est classé au patrimoine mondial de l Unesco, mais on ne visite pas grand chose, on ne peut pas dire qu on le voit. Seule la chapelle couverte de fresques colorées est ouverte au public. De plus le temps était pluvieux et nous n avons pas pu profiter des paysages environnants. C est comme ça. Cette journée de repos nous a fait du bien.
Nous avons quitté Trabzon (ancienne Trébizonde) sur la mer Noire sous la pluie par 60 bornes de 2 x 2 voies et les camions qui nous aspergent sur leur passage. La côte n est pas belle, et les deux vallées perpendiculaires que nous avons vues non plus. Béton, ordures, ruines, travaux abandonnés, pas jojo tout ça. Par contre celle dans laquelle nous nous sommes engagés pour retraverser les monts Kackar nous a laissé une bonne impression. Nous étions vers Rize, et Rize, ce sont les cultures de thé et cette vallée là en particulier. Nous n en avions jamais vu. Plus à l Ouest nous avons vu des kilomètres de trottoirs le long de la voie express recouverts de noisettes en train de sècher..... A Malatya c était des abricots. Vous savez , tous ces merveilleux fruits secs qu on trouve dans nos supermarchés en France .... Bon, voilà donc d où vient le thé qu on nous a fait déguster depuis notre arrivée dans ce pays. Au fur et à mesure qu on monte la végétation change et le taux d humidité aussi. Les cultures de thé laissent la place progressivement à la forêt qui elle même s esquive pour ne laisser voir que l herbe rase puis plus rien. Au passage du col a 2640 m l air est enfin sec, le beau temps est là, conditions idéales, nous respirons mieux. A noter quand même que ça monte sans arrêt de 0 à 2640 m d abord très gentiment pour finir à 9 ou 10 % sur les .....12 derniers kilomètres. Nous avions fait étape à 550 m et avons fait les 2100 m restants le lendemain, dure journée mais magnifiques paysages et une descente inoubliable pour rejoindre la rivière Coruh que nous suivons le lendemain sur 80 bornes. Superbes canyons, vallée encaissée ou large, cultivée quand il y a de la place, de toute beauté tout le long, route asphaltée ou piste défoncée, très peu de circulation. Nous avons alors décidé de ne pas rejoindre Erzurum directement mais de passer par Kars pou r jeter un oeil à l extrême nord-est du pays et aux vallées georgiennes (appelées comme ca car faisant partie de la Georgie à un moment dans l histoire). Nous irons ensuite à Erzurum en train pour récupérer nos visas. Un choix que nous n avons pas regretté, même s il a fallut encore passer à 2400 m après être redescendus à 520 m. Le nord-est de la Turquie c est un réseau de vallées très encaissées, très belles, dans tous les sens, mais qui en fin de compte débutent presque toutes au Sud sur les hauts plateaux , à plus de 2000 m. Donc nous avons fini par déboucher dans un de ces endroits, où à l issue d une longue remontée de vallée, le paysage soudainement s ouvre à l infini sur ces steppes immenses ou, quand les gamins nous suivent sur un bout de chemin, c est à cheval et au galop. O qu ils sont beaux ces petits cavaliers si libres dans cette immensité, à bride abattue.... Il y a des images d Asie centrale qui reviennent..... C est magique. Les gens nous récrient presque tous ou font signe quand ils sont trop loin. Je ne sais pas ce que nous représentons à leurs yeux, avec nos vélos et nos gros bagages attachés dessus, nous sommes aussi des nomades. Et nous filons sur ce bandeau d asphalte noir posé sur le terrain, à travers les paturages à l herbe rase, à perte de vue, douces collines, la steppe comme on l a rêvée, comme on l imagine, avec un ciel bleu et quelques beaux moutons blancs pour qu il soit encore plus beau. Un monde pétri de rudesse, des étendues désoleés, curieux mélange d austérité et de majesté. Des grands, grands moments de bonheur, on en pleurerait presque tellement c était ça qu on voulait. On réalise la chance qu on a même si on l a un peu provoquée. On en prend plein les yeux et plein le coeur. J imagine les hivers avec les fricasses à tout péter, les vents venus du nord balayant cette steppe .... Ca doit être glacial et je me prends à rêver de passer six mois avec une famille ici, de Août à Février. Il fait frais, c est limpide et c est vraiment trop beau. Les gamins cul nu dans les villages avec leur tignasse ébouriffée nous interpellent de leur petite voix haut perchée 'hello, hello', et ils répètent ça jusqu à ce qu on soient hors de portée même si on a déjà répondu 10 ou 15 fois. Les plus grands osent un 'Where are you from' ou ' What s your name' mais quand on leur répond et qu on ajoute 'and you, what s your name', peu savent de quoi il retourne. Peu importe ils ont parlé à l étranger qui leur a répondu, vous imaginez leur bonheur, c est l évènement de la journée. On entend leurs rires qui s évanouissent quand on s éloigne. Les gens sont pauvres, très peu ont des autos et ils effectuent une partie des travaux des champs à la main. On les voit partir faux sur l épaule avec leur petit matériel dans l autre main même si on voit aussi certaines exploitations importantes où là, ils ont du matériel moderne. Les tas de bouses soigneusement empilées attendent l hiver devant les bicoques à côté des tas de foin, les troupeaux d oies traversent la route, comme les moutons ou les vaches, pas de barbelés ici. La circulation se résume à des camions et du transport en commun, nous sommes très loin de l Ouest, loin aussi de la Turquie touristique. Nous sommes au royaume des nomades et des bergers, à part l agriculture : rien. Dans certaines bourgades, les femmes portent presque toutes le foulard tandis qu à d autres endroits, comme à Kars, pratiquement aucune. Nous ne nous sentons pas vraiment étrangers, les gens cherchent le contact que ce soit en ville ou dans les hameaux et quand on s arrête quelque part c est l attroupement pour essai des vélos. On a des bravos et des encouragements et s il y en a un qui parle deux mots d anglais il fait le traducteur pour tous. Ils sont extras et sur la route à part les bus qui sont toujours pressés, ils ne nous serrent pas dans les talus. Pas de frayeur ni d inquiètude. On est pris en photo avec les téléphones portables omniprésents de nombreuses fois par jour. Depuis plusieurs jours, c est le ramadan. Dans les bleds paumés le petit market est souvent fermé à moins que l on ne l ouvre pour nous. Sinon il faut être vigilant, nos ravitaillements ne pouvant alors se faire que dans les bourgades déjà plus importantes. Ceci dit on ne se fait pas de souci, si nous venions à manquer de victuailles ce ne serait pas pour longtemps. Ce qui nous gêne surtout dans cette histoire de ramadan c est qu il ne faut plus compter boire de petits verres de 'cay' le long de la route avec les habitants..... D ailleurs les rassemblements uniquement masculins devant les cafés sont beaucoup plus mornes, ça ne boit plus, ça ne mange plus, ça ne fume plus.... sauf à Kars bien sûr. A Kars, ils ne semblent pas trop respecter ce mois de jeune, tous les restaurants et échoppes sont ouverts. A Kars il y a des Azeris, des Turkmenes, des Kurdes, des Turcs, des Russes.... un parfum encore d Asie centrale. Orhan Pamuk y a planté le décor de son célèbre roman 'Kar' (neige) mais ce que je vois ne ressemble pas a ce que j avais imaginé. İl est vrai que ça se passait en hiver, dans le froid et la gadoue, je le relirai.... A Kars, quand on est à la citadelle, en hauteur sur la colline, le regard embrasse toute la ville et l immense steppe ondulante et verdoyante à perte de vue. A Kars, du même endroit quand il y a l appel à la priere on entend tous les muezzins, de toutes les mosquées donc de tous les quartiers, en même temps et on est loin des polyphonies corses, c est même une cacophonie absolument extraordinaire. Pas un ne crie la même chose en même temps, les voix s entrechoquent et l on croirait plutôt qu ils se sont coincés les doigts dans la porte. On n a encore jamais entendu, ou que ce soit, un muezzin qui chantait bien. Nous n avons certes pas les mêmes références mais la star'ac ça va pas faire .... A Kars nous avons mis les bicyclettes dans le train pour aller à Erzurum. C était ce matin. 250 kilomètres, 5 heures 30 de voyage, on a le temps de photographier le paysage au passage, à cette vitesse les images ne sont pas floues. Les trains turcs sont très confortables, on a la place pour trois fois nos jambes, ça change des TGV francais. Bon vu la lenteur des engins il vaut mieux être bien installés.... Et le prix est vraiment dérisoire ...En tous cas c est super beau tout le long et nous restons scotchés contre la vitre pendant tout le trajet. Eh bien voilà, comme vous pouvez le constater, après quelques passages et moments un peu difficiles nous sommes repartis d un bon pied. Nous avons l aval de Teheran pour nos visas et passerons la journée de demain probablement en grande partie au consulat pour avoir le fameux tampon. Ca ne devrait théoriquement pas poser de problème. J ai fait des photos d identité avec le foulard hier à Kars.... Nous quitterons Erzurum à vélo pour le dernier tronçon en Turquie, qui nous verra passer au pied du Mont Ararat et au bord du lac de Van : encore de belles choses en perspective. La rubrique 'Nous suivre' 'En chiffres' a été complétée ainsi que le chapitre des finances. Que ce soit pour la galerie, les chiffres et tout, la séparation entre Ouest et Est de la Turquie se situe à la fin de la Cappadoce. Nous avons la pêche et à part un bon morceau de comté ou un peu de cancoillotte, rien ne manque, allez, une bonne saucisse de Morteau pas trop grasse... Et merci à ceux qui nous envoient des messages d encouragements ou des messages tout court, nous les lisons avec attention et toujours avec plaisir. Chao à bientôt .... Erzurum- DogubayazitBonjour, C est une très rapide mise à jour aujourd hui parce que la précédente n est pas si vieille !!!! Donc juste pour dire que nous avons battu je pense un reccord pour l obtention du visa iranien. Rien n était gagné d avance car pendant le ramadan le consulat n est ouvert que le matin et on se voyait donc bien partis pour rester ... un jour au moins. On avait tout préparé : photocopie des passeports et photos d identité avec le voile pour moi. On est arrivés tôt vous vous en doutez pour passer dans les premiers. Le type au guichet a d abord vérifié cette histoire de numéro de Téhéran : c est bon tout a été transmis. İl nous distribué les formulaires à remplir en double exemplaire où ils vont jusqu à demander le nom du père et tout un tas de trucs. Il nous donne les coordonnées du compte bancaire où il faut aller porter les 120 euros et nous dit que si dans une heure on est de retour avec tout on aura notre visa ce matin. Commence une course folle, le consulat est complètement excentré, on saute dans un bus presqu en cours de route et on court à la banque où il faut prendre un ticket comme à la boucherie. Pendant ce temps je remplis les papiers. Ca va assez vite, on remonte au consulat en courant et il faut qu on repasse à midi pour récupérer nos passeports .... tamponnés de deux jolis visas si précieux !!!
On est repartis dans la foulée de Erzurum et avons suivi tout le long la rivière Araxe jusqu à ce qu elle fasse la frontière avec l Arménie. Il n y a pas de trouble pourtant l armée est présente un peu partout. Nous avons fait trois belles et assez longues étapes, passant entre les gouttes des orages. Beaux paysages, un peu de poussière parfois. Hier, et c est le second motif de cette petite mise à jour nous avons passé la barre fatidique et toute symbolique des 10 000 kilomètres. C était à l heure du repas de midi donc on s est payé le plus grand restaurant du monde, en terrasse s il vous plait, d ailleurs il n y a qu à voir la photo ci dessus..... Bon ça ne nous a rien fait de particulier même si on est bien contents quand même que nos compteurs ne soient pas repassés à zéro. İls ont cinq chiffres on est donc tranquilles jusqu à 99999 km, il y a de quoi voir venir !!! Aujourd hui nous sommes au pied du Mont Ararat mais ici il ne faut surtout pas dire comme ça car Ararat est un nom arménien. İci on dit 'Agri dagi'. On s est fait reprendre une fois il y a très longtemps mais on a bien retenu la leçon .... Donc ci dessous une photo du fameux Ararat qui culmine à 5137 m ou quelque chose comme ça, de toutes facons aujourd hui il a mis un bonnet et il y a deux heures en arrière on était sous la flotte. On a même ressorti les coupe vents .... ça faisait si longtemps !!!! Nous allons rester à Dogubayazit jusqu à demain matin et visiter les deux trois choses qu il y a à voir. Le cadre est magnifique. Nous sommes à 35 km de la frontière iranienne mais nous avons le tour du lac de Van à faire avant de repasser ici. En effet, nous ne pouvons pas passer la frontière ailleurs. Pour ceux qui suivent en détails, nous passerons par Muradyie et Tatvan puis Van ou nous prendrons probablement un bus pour remonter ici. Voilà vous savez tout, que des bonnes nouvelles. Et l Orient se fait de plus en plus sentir .... Chao à vous. Lac de Van et Kurdistan. A Dogubayazit nous avons visité le palais des mille et une nuits dans toute sa splendeur, dominant la ville et la steppe sous un ciel d un bleu incroyable. Un endroit magique où l on serait bien restés des heures..... C est la forteresse qu Ishak Pasa, un chef kurde, avait fait construire au 18 eme siècle, on s y croit, à déambuler entre ces murs de pierre dont la couleur incite à la rêverie et à l oubli. De retour en ville nous sommes subjugués et attirés comme des aimants par cette masse imposante qu est le Mont Ararat. Pas un nuage ne gêne à sa vue et on le regarde encore longtemps dans le rétro en quittant l agglomération. Nous repasserons a Dogubayazit , nous reverrons nous espérons et l un et l autre .... Il y a des photos dans la galerie, meme si elles ne donnent pas l effet recherché. C est trop grand....
Même s il y a un moment que nous rencontrons des Kurdes, ici, il n y a pratiquement plus de Turcs. Nous sommes en plein Kurdistan et pas si loin de la frontière Irakienne. La situation est assez calme en ce moment et d ailleurs si nous n étions pas au courant du conflit qui concerne ces deux peuples nous ne nous rendrions compte de rien. Nous avons (eu) quelques difficultes avec les gosses d une dizaine d années qui visiblement ont une agressivité assez marquée envers le touriste. Alors comment ça se traduit ? Ben on se fait balancer des cailloux et le ton des propos qui vont avec, même si nous ne les comprenons pas, n a rien d équivoque. Alors aucun de leur projectile ne nous a jamais atteint mais j en ai engueulé quelques uns parce que laisser faire n est pas une solution. Ce qui est encore plus étonnant et déroutant c est que la présence d adultes voire d enseignants n y change rien. Pourtant avec les adultes nous n avons jamais aucun souci, ils sont toujours aussi adorables. Apparemment c est comme ça dans ce petit coin de Turquie et ça ne concerne pas le Kurdistan en entier. Bon... Il fut donc inimaginable de tenter de planter la tente aux abords des villages donc soit c était vraiment dans des coins déserts ou alors les stations service. C est vraiment top les stations service, il y a de l eau, parfois même des douches, toujours des wc, de la compagnie et toujours ils nous invitent soit à manger soit à prendre le thé, nous avons passé des soirées mémorables derrière les pompes à essence. Il y a même eu un soir, on était dans un jardin sur le terrain du patron de la station et on mangeait nos pâtes, la gamine des voisins nous proposent d aller manger avec eux, je lui explique que nous mangeons ici, je pensais qu elle avait compris. Elle avait tout juste tourné les talons que notre hôte nous propose aussi à manger, je fais la même réponse. Alors il y a eu malentendu et tous nous ont apporté à manger là où on était, ayant compris qu on voulait bien manger mais sur place. On a mangé trois fois, pates, riz et semoule, et nous avons bu le thé dans les deux familles et passé un très agréable moment avec eux tous.... On a bien géré le timing et tout s est fait dans l ordre et sans précipitation. Alors il faut juste ajouter qu ils viennent avec tant de gentillesse que ce serait un affont de refuser même si là en l occurence, on pensait avoir été clairs .... Bon ben on n a pas eu faim cette nuit là !!!
Il y a eu des jours le long de cet immense lac de Van grand comme une mer où il nous aurait fallut quatre bras et mains pour répondre à tous les signes. Les chauffeurs routiers sont vraiment adorables. Il y a des travaux importants à certains endroits donc de la piste, de la poussière, des trous et toujours ils sont patients et jamais ils ne nous serrent ou ne montrent des signes d énervement. Nous attendions d être presque sortis du pays pour pouvoir en juger mais on ne comprend pas, d un point de vue de cycliste, pourquoi c est soi disant dangereux. Que ce soit à l Ouest, au centre, au sud, au nord, à l est, partout, sur les grands axes ou les petites routes, nous avons roulé sereins et détendus par rapport à la circulation. Et ce n est pas rien.... En Iran je ne sais pas trop ce qui nous attend mais apparemment ce n est pas triste ... On va se gaffer, être encore plus vigilants. D ailleurs on en profite pour parler un peu de l état des routes : dans l ensemble elles sont très bien, rien à voir avec la Bulgarie par exemple. Par contre, quand ils refont le 'macadam' qui nous convenait parfaitement, bien lisse et plane, ils mettent du goudron bien chaud bien puant et dedans le camion benne quelque chose qui ressemble à du balaste tellement c est gros. Pour nous c est d enfer !!! C est Parkinson avant l heure !!! On a même vu, dans le goudron chaud et non recouvert un camion, en côte, en travers et qui patinait tout ce qu il pouvait, provoquant un embouteillage. On se croyait dans la côte de la Main sur la RN 57, un jour de chute de neige ..... Et nous on essaie de se frayer un passage là dedans, l état des pneus et des godasses, on ne vous en parle même pas. Les joies du voyage. Et il y a donc des routes très rugueuses, par opposition à lisse, ou des routes très bosselées, par opposition à plane et des routes rugueuses et bosselées qui sont du pur bonheur .... Là où c est le mieux et c est toujours comme ça c est quand ça monte bien. Ce revêtement, on l a trouvé surtout dans les régions où il peut y avoir de la neige. Ca doit être costaud, et moins cher.... c est très rapide à faire !!!! Et c est chaque fois pareil dans ces moments là, c est seulement une fois qu on est passés qu on se dit : 'On est cons on aurait du prendre des photos' mais il est vrai que sur le moment on ne pense qu à sortir au plus vite de cette odeur qui prend les bronches, de cette chaleur ou de cette poussière... L eau du lac de Van est très alcaline et au toucher c est comme s il y avait de la lessive dedans. C est du, je crois, au fait que le niveau ne se fait que par évaporation. Aucune rivière ne sort du lac. Le lac de Van doit son exıstence à l activité volcanique passée de la région. Toujours est il que c est très doux et très spécial mais il y a quand même des poissons. Nous nous sommes baignés, la température y était parfaite, le lac est tout de même à 1800 m d altitude .... Et puis se baigner dans la lac de Van a quelque chose de magique, c est tout et c est comme ça. L eau est très limpide, turquoise et nous avons pris grand plaisir à rouler sur ses rives même s il y a quelques cols à passer encore. Nous avons visité quelques sites en cours de route comme un cimetière seldjoukide avec des tombeaux particuliers et uniques ainsi que la petite église très jolie et très originale qui est sur l ile d Akdamar au sud du lac.
Alors le Kurdistan, littéralement la terre des Kurdes (stan veut dire terre) eh bien ca leur tient vraiment à coeur....Ils en parlent, ils nous en parlent. Quand nous étions beaucoup plus à l Ouest, une fois j avais demandé à un Turc comment était la situation au Kurdistan, il m avait regardée en questionnant - ou ? J avais répété : - au Kurdistan. Et là il m avait dit en me regardant bien : le Kurdistan n existe pas ! Ca remet en place. Alors on s est gaffé tout le long et ici bien sur c est l inverse, quand ils voient notre guide Lonely Planet marqué Turquie on sent bien et ils le disent ils voudraient bien ajouter : et Kurdistan. On ne fait pas de politique même si on sait qui est Oçalan. Nous allons bientôt quitter ce pays dans lequel nous aurons passé quand même pas mal de temps, 11 ou 12 semaines, on y est entrés le 3 Juillet. C est un pays facile pour le voyageur, nous avons vraiment eu beaucoup de plaisir à y rester tout ce temps, on ne le dira jamais assez, le sourire des gens et leur simplicité tout le long et partout nous ont aidé à avancer. Rien à dire, l épicier méticuleux appuie sur les touches de sa calculette bien devant nous et lentement pour que nous puissions voir en même temps, pas d arnaque, et jamais on ne nous a rien demandé suite à un thé, un repas, une nuit chez l habitant. Nous nous sommes parfois faits prendre de court : nos courses étaient déjà payées .... C est hallucinant et très loin de l image qu on peut avoir de ce peuple vu depuis la France. Les paysages sont beaux et variés, les différences Est/Ouest arrivent en douceur, petit à petit et il faut vraiment faire un flash back pour se dire : 'Ah oui dans l Ouest ils n auraient pas fait comme ça'. Nous nous sommes sentis à l aise partout sauf dans un ou deux endroits très reculés mais ce fut très bref et il n y a jamais eu de faits vraiment désagréables. Le pire qu on ait eu ce sont ces gosses ces derniers jours mais ça reste très gérable. Les chiens et notamment les Sivas Kangal, ne nous ont pas trop importunés. Pourtant on les craignait. C est vrai qu ils sont imposants et ce collier de clous énormes qu ils arborent est impressionnant. On en a eu parfois trois ou quatre aux trousses en même temps mais toujours ils se sont contentés d aboyer, jamais ils n ont tenté de nous attraper. Ce collier à l origine servait à les protéger des attaques des loups, la coutume est restée même s il ne doit pas bien rester des risques vu la population actuelle de loups. Et puis une anecdote encore pour la Turquie et j aurais aimé mettre une image : les panneaux stop. İls sont comme en France sauf que Stop en Turc ça se dit : Dur. Donc les panneaux au milieu sont marqués : Dur. Je vous laisse imaginer dans les moments difficiles.....comme ça pouvait être encourageant !!!! Nous allons donc passer en Iran, j ai acheté un foulard et ce qu ils appellent une tunique : un vêtement manches longues et qui descend bas et couvre les fesses parce qu il ne faut pas pouvoir deviner les formes. Oui je devrai pédaler avec mon buff sur la tête tout le temps sous le casque malgré la chaleur probable, oui je devrai mettre mon foulard dès que j oterai le casque, oui je pédalerai et suerai à flot sous mon pantalon et dans ma tunique mais c est comme ça, nous irons un peu moins vite, ce n est pas grave. On sait par d autres cyclos que les gens de ce pays sont supers et c est sans appréhension que nous passerons la frontière. Il n y aura à craindre que la chaleur et la circulation. Nous avons envoyé il y a quelques heures un colis pour la France contenant les objets et vêtements dont nous n aurons plus besoin, sandales, shorts, débardeurs, mon pavé de livre que j ai terminé à la hâte ce matin, maillot de bain, pantacourt, ça va m alléger et nous pourrons peut-être ainsi dans certains coins emmener plus d eau ou de provisions.
C est une page qui se tourne, nous entrons encore un peu plus en Orient, nous entrons en Perse avec tout ce que ça peut contenir de magie ou de rêve. Nous continuons notre chemin à la rencontre de nouvelles choses, nouvelles coutumes, nouveaux peuples, nouveaux ... tout. Ca fait quand même quelque chose, nous ne sommes pas indifférents ce passage et puis il va falloir se remettre au boulot au niveau du vocabulaire ....!!! Chao à vous.
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